Un rempart gaulois vieux de 2 000 ans mis au jour sous l’Hôtel-Dieu, près de Notre-Dame

Fouilles archéologiques d'un rempart gaulois en pierre et bois près de Notre-Dame de Paris

Sous la cour de l’Hôtel-Dieu, à deux pas de Notre-Dame, des archéologues viennent de mettre au jour un vestige de rempart gaulois vieux de plus de deux mille ans. Une découverte que le ministère de la Culture qualifie lui-même d’« avancée majeure » sur les origines de Paris, et qui pourrait bien trancher un débat vieux comme la capitale : où se trouvait vraiment Lutèce ?

Un mur de pierre et de bois enfoui sous quatre mètres de terre

Les fouilles, menées en amont de la restructuration de l’Hôtel-Dieu et du chantier du parvis de Notre-Dame, ont débuté début 2026. C’est cet été que les équipes d’archéologues ont exhumé, à environ quatre mètres de profondeur, une structure imposante : un mur de pierre associé à des poutres de bois disposées en long et en travers, technique de construction typique des fortifications gauloises. L’ouvrage mesure une vingtaine de mètres de long et porte des traces de feu encore visibles.

Pour les archéologues, ce fragment pourrait appartenir au rempart de Lutèce, la cité fortifiée des Parisii, le peuple gaulois qui a donné son nom à la capitale.

Une datation qui rejoint le récit de César

Les premières analyses au carbone 14 situent la construction du mur entre 200 et 10 avant notre ère. Une fourchette qui n’a rien d’anodin : les traces de feu retrouvées sur le site font écho au récit de Jules César, qui rapporte dans ses écrits que les Gaulois avaient incendié leurs propres installations avant d’affronter les légions romaines lors de la bataille de Lutèce, en 52 avant notre ère.

Si cette hypothèse se confirme, le site de l’Hôtel-Dieu offrirait pour la première fois un lien direct et tangible entre le Paris contemporain, la Lutèce antique et le récit du général romain.

Lutèce était-elle vraiment sur l’île de la Cité ?

La localisation exacte de Lutèce fait débat parmi les historiens depuis des décennies, certains ayant longtemps défendu l’hypothèse d’une implantation du côté de Nanterre plutôt que sur l’île de la Cité. Cette découverte apporte un argument de poids en faveur du cœur historique de Paris, confirmant que le site actuel de la capitale correspond bien à l’implantation gauloise d’origine.

Les fouilles se poursuivent également sur le parvis de Notre-Dame, où d’autres équipes ont mis au jour des vestiges plus tardifs : caves et latrines médiévales riches en céramiques, ainsi qu’une voie gallo-romaine plus profondément enfouie. De quoi nourrir, saison après saison, l’histoire du patrimoine parisien que les Journées européennes du patrimoine permettent chaque année de redécouvrir gratuitement.

Cette passion pour les vieilles pierres de la capitale ne date pas d’hier : elle se retrouve aussi bien dans le sauvetage récent de la chapelle Notre-Dame de Compassion que dans l’exposition consacrée à Bartholdi au Musée d’Orsay, où se raconte une autre grande histoire de monument parisien.

Questions fréquentes

Qu’a-t-on exactement découvert sous l’Hôtel-Dieu ?

Un mur d’une vingtaine de mètres de long, mêlant pierre et bois, portant des traces de feu, à environ quatre mètres de profondeur dans la cour de l’Hôtel-Dieu, près de Notre-Dame.

Quel âge a ce rempart ?

Les analyses au carbone 14 le situent entre 200 et 10 avant notre ère, une période compatible avec les fortifications gauloises décrites par Jules César avant la bataille de Lutèce, en 52 avant notre ère.

Pourquoi cette découverte est-elle si importante ?

Elle apporte un argument concret en faveur d’une localisation de Lutèce sur l’île de la Cité, un débat qui divisait historiens et archéologues depuis des années, et relie pour la première fois de façon directe le Paris actuel à la cité gauloise décrite dans les textes antiques.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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