Porter un pantalon, une veste cintrée ou un haut-de-forme n’a pas toujours été un simple choix de style : au XIXe siècle, c’était un acte de résistance. Le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, ouvre ses salles à « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle », une exposition qui retrace comment des femmes se sont approprié le vestiaire masculin pour s’affranchir des codes de leur époque. Présentée jusqu’au 14 février 2027, elle réunit près de 500 pièces.
Un pantalon qui exigeait une autorisation de police
Pièce maîtresse du parcours : la garde-robe de la peintre Rosa Bonheur, montrée au public pour la toute première fois. Pour pouvoir porter un pantalon dans la rue, l’artiste devait alors obtenir une autorisation de travestissement délivrée par la préfecture de police — une réalité administrative qui donne toute sa mesure au titre de l’exposition. Costumes d’équitation, pantalons, vestes tailleur, cravates, nœuds et hauts-de-forme dessinent le vestiaire d’une féminité qui refusait de se cantonner à la robe.
Des visages anonymes à côté des pièces de musée
L’exposition ne se limite pas aux grandes figures : elle expose aussi 150 photographies amateurs rassemblées pour l’occasion, sur lesquelles des femmes anonymes posent dans des tenues « empruntées » à leurs pères, frères ou maris. Ce choix donne une dimension intime à une histoire souvent racontée uniquement à travers ses icônes. Les amateurs de portraits d’époque retrouveront d’ailleurs un écho de cette démarche dans notre article sur la rétrospective Mary Cassatt au musée d’Orsay, consacrée à une autre figure féminine de la peinture du XIXe siècle.
Pourquoi cette exposition compte
- Elle documente, pièces à l’appui, une histoire méconnue du vêtement comme outil d’émancipation.
- Elle s’inscrit dans la programmation d’un musée déjà réputé pour ses expositions de mode à forte affluence.
- Elle entre en résonance avec l’intérêt actuel du public pour l’histoire des femmes et les questions de genre dans la mode.
En attendant d’aller voir cette garde-robe de pionnières, les lectrices curieuses de vestiaire actuel peuvent aussi consulter nos guides pratiques sur la veste femme et les chaussures femme, pour transposer un peu de cette audace dans un vestiaire contemporain. Plus largement, retrouvez toutes nos découvertes culturelles du moment dans nos coups de cœur à voir absolument et dans ce qui fait l’actualité tendance à Paris.
Questions fréquentes
Où et jusqu’à quand voir l’exposition ?
« Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle » se tient au Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, du 26 septembre 2026 au 14 février 2027.
Qui est Rosa Bonheur ?
Peintre française du XIXe siècle spécialisée dans les scènes animalières, elle a dû obtenir une autorisation de la préfecture de police pour porter le pantalon dans l’espace public — sa garde-robe personnelle est présentée pour la première fois dans cette exposition.
L’exposition ne parle-t-elle que de célébrités ?
Non : aux côtés des pièces de Rosa Bonheur, l’exposition présente 150 photographies amateurs montrant des femmes anonymes du XIXe siècle portant elles aussi des vêtements empruntés au vestiaire masculin.
Sources
- JDS.fr — Un vestiaire à soi au Palais Galliera
- Expo.paris — fiche de l’exposition
- Expo-Paris.com — présentation de l’exposition
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
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