Mary Cassatt au musée d’Orsay : la première rétrospective française consacrée à l’impressionniste américaine

Galerie de musée exposant des peintures impressionnistes de femmes et d'enfants

À partir du 6 octobre, le musée d’Orsay consacre à Mary Cassatt sa toute première grande rétrospective française. Près de 80 œuvres — peintures, pastels et gravures — venues des plus grandes collections internationales retracent le parcours de cette Américaine devenue, à Paris, l’une des figures les plus singulières de l’impressionnisme.

L’exposition, intitulée « Mary Cassatt. L’indépendante », se tient jusqu’au 31 janvier 2027 et marque le centenaire de la disparition de l’artiste, morte en 1926.

Une pionnière trop longtemps restée dans l’ombre

Le nom de Mary Cassatt évoque rarement grand-chose au grand public français, alors même qu’elle a exposé aux côtés de Degas, Monet ou Berthe Morisot et qu’elle fut la seule Américaine jamais intégrée au groupe impressionniste. Née près de Pittsburgh en 1844, elle s’installe à Paris au début des années 1870 et choisit d’y bâtir une carrière indépendante, loin des Salons officiels qui refusaient ses toiles. C’est justement cette indépendance, revendiquée toute sa vie, que le musée d’Orsay a choisi de mettre en titre de l’exposition.

Si son nom reste moins connu que celui de ses confrères masculins, son rôle fut pourtant décisif : c’est en partie grâce à elle que plusieurs grandes collections américaines se sont constituées, Cassatt ayant conseillé ses proches new-yorkais dans l’achat de toiles impressionnistes à une époque où ces artistes peinaient encore à trouver preneurs en France.

Ce que l’on découvre dans les salles

La rétrospective retrace l’intégralité de sa carrière, avec un accent particulier sur ses scènes intimistes de femmes et d’enfants, sujet qu’elle a renouvelé en le débarrassant de la sentimentalité alors de mise dans la peinture académique. Parmi les points forts :

  • Près de 80 œuvres prêtées par des musées américains et européens, dont plusieurs jamais montrées en France
  • Un ensemble de pastels et de gravures qui témoignent de l’influence de l’estampe japonaise sur son travail
  • Un parcours chronologique, des débuts parisiens jusqu’aux dernières œuvres, marquées par la perte progressive de la vue

Ce nouvel éclairage sur une artiste indépendante rejoint une tendance de fond des musées parisiens cette saison : après la rétrospective Bartholdi déjà à l’affiche du même musée, deux autres institutions rendent hommage à des parcours singuliers, avec la rétrospective inédite de Kerry James Marshall au Musée d’Art Moderne et celle d’Henry Taylor au Musée Picasso. Une saison particulièrement riche pour qui aime les expositions à ne pas manquer.

Pourquoi cette exposition compte

Au-delà de la simple redécouverte, cette rétrospective invite à revoir la place de Mary Cassatt dans l’histoire de l’art : longtemps cantonnée au rang de « portraitiste de l’enfance », elle est aujourd’hui reconnue comme une artiste à part entière, dont le regard sur l’intimité domestique a ouvert la voie à d’autres représentations du quotidien féminin — une œuvre redécouverte aujourd’hui comme incroyable de modernité. Le musée d’Orsay est ouvert du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, jusqu’à 21h45 le jeudi, fermé le lundi.

Questions fréquentes

Quand voir l’exposition Mary Cassatt au musée d’Orsay ?

L’exposition « Mary Cassatt. L’indépendante » est ouverte du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027, aux horaires habituels du musée.

Combien d’œuvres sont présentées ?

Près de 80 œuvres — peintures, pastels et gravures — provenant de collections françaises, américaines et européennes.

Pourquoi cette rétrospective est-elle une première ?

Aucune exposition monographique d’ampleur n’avait jusqu’ici été consacrée en France à Mary Cassatt, malgré son rôle dans le mouvement impressionniste et son statut de seule artiste américaine à en avoir fait partie.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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